A la vendange, le pressurage s’effectue sur un pressoir agréé qualitatif. Concernant son fonctionnement, la réglementation est stricte et impose de très nombreuses règles. Par exemple, sachez que le pressurage doit avoir lieu dans les 24h suivant la cueillette et que du jus écoulé des 4000 kg de raisins pressés, seuls 25,50 hl auront droit à l’A.O.C. Champagne.
Le moût ainsi collecté va alors subir sa première fermentation alcoolique sous l’action des levures naturellement présentes. Contrôlée en permanence en température, cette transformation chimique des sucres en alcool va durer plusieurs jours.
De nouvelles transformations du vin, toujours en cuve, vont intervenir jusqu’à ce qu’il s’apparente à un vin blanc. On parle alors de vin clair.
Vient ensuite l’étape essentielle à la naissance d’un Champagne : l’assemblage. Les vins clairs issus de différentes vendanges, différents terroirs et cépages sont associés.
Vers le mois de janvier, c’est la mise en bouteille appelée tirage.
Ensuite, chaque bouteille conservée en cave va connaître sa dernière modification chimique, la plus importante : la prise de mousse. C’est d’une seconde fermentation alcoolique que l’effervescence va naître. Une température régulière, beaucoup d’humidité et d’obscurité sont indispensables à sa réussite !
C’est ensuite l’étape du remuage, sur pupitre et gyropalette, qui consiste à concentrer dans le goulot tout le dépôt présent dans la bouteille.
Le dégorgement, c’est à dire l’expulsion de ce dépôt sera suivi du dosage du Champagne (Brut ou Demi-Sec).